Lundi 1er février 2010 avait lieu l'assemblée générale de l'Association des Maires de l'Orne à Mortagne au Perche sous la présidence d'Alain Lambert.
Lire le discours d'Alain Lambert.
L'Association des Maires de l'Orne rassemble la totalité des maires des 505 communes du Département.
Jacques Pélissard, président de cette Association des Maires de France, invité d'honneur de cette assemblée, a fait le point sur la réforme des collectivités locales.
A l'occasion de cette manifestation, j'ai été interviewé par France 3 Basse-Normandie sur le projet, évoqué lors de mes voeux, consistant à créer une commune nouvelle de Bellême regroupant la CdC du Pays bellêmois et les communes qui la constituent.
Interview France 3 1 février 2010
Ce projet suscitera, je n'en doute pas, de nombreux commentaires !

Ce projet est aussi évoqué dans le journal Ouest France.
A la faveur de la réforme des collectivités territoriales, un élu voudrait devancer l'appelet fusionner la communauté de communes de Bellême. Jean-François de Caffarelli voit loin et vite. Pourquoi ? Comment ?
Pourquoi réunir les 14 communes du Pays bellêmois ?
Pour mettre en place une plus grande coopération et avoir plus de poids ensemble. Pour « faire des investissements pertinents et se projeter dans l'avenir ». Jean-François de Caffarelli veut une gestion intégrée : « Il faut cesser de perdre du temps à mouliner chacun dans son coin des tâches administratives. Je n'ai pas la religion du Big is beautiful mais je veux éliminer les dépenses redondantes. »
Quel serait le processus ?
Des fusions multiples, à la faveur d'un dispositif qui figure dans l'avant-projet de loi de réforme des collectivités territoriales. Il s'agit d'un acte sans obligation qui conserverait des maires délégués dans les anciennes communes. Jean-François de Caffarelli se dit « favorable » à un référendum. La commune nouvelle comprendrait 5 576 habitants.
À quelle échéance ?
Vite. Mais pas trop, car il faut prendre le temps des différentes études : fiscalité, budget, organisation des services, animation du territoire. « Il faut arriver à des conclusions positives ; il faut aussi que la loi soit votée... » Et, « ne pas traîner ». Dans ce genre d'aventure, les premiers seront peut-être les mieux servis. C'est aussi l'avis de Vincent Segouin, le maire de Bellême, la ville centre avec ses 1 576 habitants.
Les communes ont-ellesà y perdre ?
« Il y a 113 habitants dans ma commune. Quel est mon poids comme maire de Vaunoise ? Quel est mon pouvoir ? » De nombreux maires de petites communes « s'en rendent compte ». La plupart sont « d'accord pour regarder la question. Faut-il vraiment garder ce système ? Faut-il garder une mairie qui n'ouvre que quatre heures par semaine ? »
Qu'ont-elles à y gagner ?
Ce qui compte, pour Jean-François de Caffarelli, c'est de savoir quels services sont attendus demain dans les zones rurales. Selon lui, l'unité de gestion dans les domaines de l'état civil, des crèches, du transport à la demande... serait un énorme bénéfice. « Je n'affirme pas que les impôts baisseront, mais je suis sûr qu'on aura une plus grande marge de manoeuvre. »
Qui dirigerait cette nouvelle commune ?
On aborde un domaine politique qui est « prématuré ». Si la commune nouvelle de Bellême naît entre deux mandatures, les maires et les adjoints des communes antérieures seraient automatiquement dans le conseil de la commune nouvelle. « S'il faut libérer des places, on le fera », affirme Vincent Segouin à Bellême. Ce qui, en dépit de l'apparent consensus, promet de belles joutes politiques.
Béatrice LIMON.
Rédigé par: Le normand | 03/02/2010 à 09:00