Deux sujets importants ont fait l’objet de longs débats très riches :
- Un projet de création d’un télécentre pour favoriser l’activité de télétravailleurs à partir de notre territoire.
- La réforme des collectivités territoriales : le projet de nouvelle commune.
Le projet de télécentre du Pays bellêmois
Le télétravail est aujourd’hui très en vogue dans le monde de l’entreprise car il génère des économies importantes (réduction des coûts de déplacement, réduction de charges de fonctionnement au siège de l’entreprise, réduction de l’absentéisme en cas de grèves), il est par ailleurs un mode de fonctionnement durable pour l’environnement par la réduction des déplacements.
Le télétravail peut néanmoins présenter l’inconvénient de la séparation des vies professionnelle et familiale (nécessité d’un bureau dédié, séparé et adapté, tranquillité nécessaire).
Il est également nécessaire d’être doté d’un équipement informatique et bureautique performants et d’une très bonne connexion internet pour accéder aux services hébergés à distance, les exploiter, les imprimer, pouvoir échanger dans de bonnes conditions avec ces partenaires professionnels grâce à la visioconférence, ce que leurs installations en campagne ne permettent pas forcément.
Les télécentres trouvent donc leur intérêt pour pallier à ces situations en proposant des types d’hébergements très variés et modulables temporaires, soit continus, soit très ponctuels… Ils peuvent dans certains cas permettre au chef d’entreprise d’accorder plus de confiance à son salarié grâce une vraie solution d’hébergement professionnelle et institutionnalisée.
La proximité de la Région parisienne, la qualité de l’accueil et du cadre de vie, la part importante de résidences secondaires sont des éléments très favorables au développement du télétravail dans le Pays bellêmois. Il existe un vivier vraisemblablement non négligeable de télétravailleurs potentiels au sein des migrants pendulaires qui effectuent des trajets domicile-travail quotidiens vers l’agglomération parisienne (SNCF…).
La réalisation d’un télécentre sur le Pays bellêmois peut se faire aisément en s’appuyant sur la Pépinière d’entreprises. En effet, ce télécentre pourrait s’organiser autour de la structure commune qui est déjà équipée d’un accueil, d’équipements communs, d’une salle de réunion avec visioconférence, de matériel informatique.
Le projet qui a été présenté au Conseil consiste en un réaménagement de la pépinière d’entreprises de manière à agrandir la structure commune existante en la dotant de trois modules individuels d’environ
Le Conseil a approuvé ce projet et a décidé de solliciter à ce titre des subventions :
- de l’Etat dans le cadre d’une candidature concertée avec les CdC du Bassin de Mortagne, du Perche Sud, du Val d’Huisne et du Pays de Longny à un « Pôle d’Excellence Rurale » dans laquelle la Communauté de Communes du Bassin de Mortagne sera le porteur de projet pour compte commun,
- du Conseil général de l’Orne dans le cadre de l’appel à projets "Nomad 100 ".
La réforme des collectivités territoriales : le projet de nouvelle commune
A l’occasion d’un point sur l’examen du projet de loi de réforme des collectivités territoriales au Sénat, un échange approfondi a eu lieu au sein du Conseil sur le projet de constituer une nouvelle commune.
Ce débat a confirmé l’intérêt de la question et a permis de préciser les conditions pour que les décisions à prendre soient bien préparées et étudiées. Il a aussi permis de rappeler les points suivants :
- Le projet de loi prévoit la possibilité de transformer une communauté de communes en « nouvelle commune » : il s’agit cependant d’une démarche volontaire. Nous nous engagerons dans cette voie si l’étude que nous allons conduire nous confirme que la nouvelle structure nous donnera collectivement les moyens d’assurer un service public plus efficace et plus efficient aux habitants du Pays bellêmois et de conduire à l’avenir des projets plus ambitieux à un coût supportable pour les contribuables.
- L’étude que nous allons conduire doit concerner à la fois les questions financières et fiscales, mais aussi l’organisation des services municipaux et l’évolution des tâches qui pourront être confiées à nos agents pour un meilleur service à la population. Nous devrons également examiner les conditions de maintien de la vie associative au sein des actuelles communes.
- Nous avons par ailleurs commencé à réfléchir sur le projet de développement de notre territoire au travers de l’approche intercommunale de l’urbanisme dont les travaux ont débuté le 26 janvier dernier.
Toutes ces réflexions pourront être conduites au cours de l’année qui vient, pour proposer à cet horizon une décision aux conseils municipaux et à l’ensemble des habitants de nos communes.

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