Une fois de plus le cocktail qui fait l'originalité et la réussite des Mycologiades de Bellême a fonctionné à merveille : un Comité d'Organisation composé de nombreux bénévoles emmenés par Alain Grémy, un Comité scientifique composé des meilleurs spécialistes de cette discipline, des participants venus de toute la France et même de Belgique et d'Italie, parmi lesquels beaucoup de jeunes étudiants. Le tout appuyé par la Ville de Bellême qui soutient fortement toute l'organisation, et par la Communauté de Communes qui met la Maison des Associations à disposition des mycologues.
Lors de la réception officielle des participants samedi soir, présidée par Vincent Segouin, maire de Bellême et en présence de M. Claude Martin, Sous-Préfet de Mortagne-au-Perche, nous avons le plaisir de féliciter les lauréats du Concours du Cèpe d'Or qui permet aux jeunes étudiants présents de mesurer leurs capacités à reconnaître et à décrire des champignons. Le "Cèpe d'Argent" de cette année est Anaïs Landemaine, étudiante à la Fac d'Angers, et voisine du Pays bellêmois puisqu'elle est originaire de Colonard-Corubert.
Dans son discours d'accueil Vincent Segouin souligne que les Mycologiades sont une dimension scientifique très forte et que la science des mycologues peut déboucher sur des applications qui concernent aussi bien notre santé que le développement de notre économie.
J'en ai la confirmation en échangeant avec M. Jacques Guinberteau, Ingénieur d'études à l'INRA de Bordeaux et membre du comité scientifique des Mycologiades. Il m'explique en effet comment ses connaissances fondamentales sur les champignons et celles de ses collègues de l'INRA sont utilisées dans des travaux très opérationnels, par exemple: pour la dépollution de terrains industriels (il existe des champignons qui "dévorent" les hydrocarbures ou les métaux lourds !) ou pour garantir la qualité sanitaire des céréales conservées dans les silos.
A l'heure où l'on reprend conscience des enjeux du développement durable, gageons que les "sciences de la vie", un peu négligées dans les grandes priorités de la recherche, vont reprendre de l'importance : de quoi renforcer l'intérêt scientifique des Mycologiades pour les prochaines années !
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